Balado Les choses peuvent changer : épisode 1

Posted: 11/20/2019

Le REP a discuté avec Kate Dewhirst (avocate en droit de la santé, formatrice et bénévole du REP) de créativité dans la pratique du droit. Elle a également parlé de son prochain atelier « Définir la réussite », et des avantages qu’elle a tirés de l’encadrement, que ce soit en en faisant ou en en recevant.

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Musique : « On the Verge » par Joseph McDade.

TRANSCRIPTION

Phil Brown : Bonjour, je m’appelle Phil Brown. Je suis conseiller juridique à la Ligne d’aide à la gestion de la pratique, au sein des Ressources et soutiens à la pratique du Barreau de l’Ontario. Je suis heureux de présenter le premier épisode de la série de balados du REP, Les choses peuvent changer, une toute nouvelle série présentant des professionnels du droit qui ont fait des changements marquant dans leur carrière, leurs sources d’inspiration et des conseils pratiques qui ont rendu ces changements possibles.

Pour notre premier épisode, nous accueillons Kate Dewhirst, avocate en droit de la santé, formatrice et bénévole du REP.  Bienvenue à Les choses peuvent changer, Kate.

Kate Dewhirst : Merci beaucoup.

Tout d’abord, parlez-nous un peu de votre pratique du droit et de son évolution au fil du temps.

Eh bien, je viens de célébrer mon 20e anniversaire de pratique du droit, alors les choses ont changé au cours de ces 20 années. J’ai commencé dans un grand cabinet à Toronto où je pratiquais différents types de droit. J’avais toujours travaillé dans le domaine des soins de santé, et j’étais très enthousiaste à l’idée de pouvoir commencer dans ce genre d’environnement.

J’ai pratiqué à l’interne et j’étais avocate-conseil au Centre de toxicomanie et de santé mentale. J’ai été leur avocate pendant cinq ans. J’ai ensuite lancé ma propre entreprise, j’ai été autonome pendant un an, j’ai démarré un autre cabinet et nous avons eu jusqu’à sept avocats ; j’étais donc associée dans un petit cabinet boutique. Et puis, il y a trois ans, je suis repartie seule et un autre avocat s’est joint à moi. Donc, on peut dire que les choses ont changé au fil du temps dans ma pratique du droit.

Vous êtes également une blogueuse et très active dans les médias sociaux où vous focalisez sur l’intersection de la créativité et du droit. J’aimerais en savoir plus à ce sujet.

Oui, ces trois dernières années, j’ai beaucoup réfléchi à la pratique du droit comme forme d’art et à la façon dont nous pouvons introduire les concepts de créativité pour rendre la pratique du droit plus amusante et plus efficace. Pour ma part, j’ai participé à des ateliers. Je suis allée à Santa Fe, au Nouveau-Mexique cette année où j’ai rencontré Julia Cameron, connue comme une pionnière de la créativité.

J’ai exploré la façon de pousser au-delà des caractères que j’utilise dans mes avis juridiques, en changeant la police, en réfléchissant à la manière dont je peux communiquer un message qui interpelle mes clients, qui leur permet de faire des changements, qui les fait réfléchir davantage sur leur pratique. C’est donc vraiment ce à quoi je pense en termes de créativité. Ensuite, je partage mes idées avec les avocats que j’encadre pour leur montrer comment avoir plus de plaisir et d’impact dans leur pratique.

Vous êtes l’une de nos formatrices au REP depuis 2016. Comment s’est déroulée votre expérience ?

J’aime beaucoup cette expérience. J’ai encadré six ou sept avocats, peut-être plus, en particulier dans le cadre du programme du REP. Ce que j’aime surtout dans l’encadrement, c’est d’apprendre à ne pas être en mode conseils, à écouter ce que les gens veulent pour leur vie, à écouter leurs objectifs et à les aider à surmonter les obstacles qu’ils se sont imposés.

L’encadrement me permet, en tant qu’avocate, d’être plus à l’écoute, d’être plus créative dans la conversation. J’ai vu des avocats qui voulaient vraiment faire des changements dans leur pratique. Certains avocats qui ont de nouvelles idées d’affaires veulent discuter de la façon de s’y prendre, n’ayant jamais eu d’expérience en tant que propriétaires d’entreprise.

Récemment, j’ai encadré une personne qui cherchait à élargir sa pratique. Ma conversation avec elle a été excitante et revigorante pour moi aussi, car cela m’a fait penser à ce que je peux faire pour développer ma propre pratique. Cette relation entraine un échange très enrichissant pour nous deux.

Vous avez parlé un peu des aspects positifs. Peut-être pouvez-vous nous dire si vous participez vous-même à l’encadrement ?

Oui. J’ai été une participante active à l’encadrement depuis le début de ma carrière. Je pense qu’au début de ma carrière, c’était plus informel. J’avais beaucoup de gens à mes côtés pour répondre à mes questions ou mes dilemmes ; ces gens étaient prêts à m’aider en me posant de très bonnes questions sur ce que je voulais et où je voulais aller.

Mais je dirais qu’il y a huit ou neuf ans, j’ai commencé à participer activement à l’encadrement moi-même, et je me suis inscrite à un programme appelé Strategic Coach. C’est pour les entrepreneurs de toutes sortes. C’est pourquoi je reçois un encadrement actif tous les trimestres, ce qui me fait vraiment réfléchir à ce que je veux dans ma vie, dans mon entreprise, à l’impact que je veux avoir sur les clients que je sers. C’est ce que j’ai fait.

Puis, avec le temps, j’ai eu d’autres formateurs que j’ai recrutés en fonction de mes besoins en marketing. Je n’ai pas l’impression d’être excellente en marketing, mais j’ai vraiment essayé de réfléchir à la façon dont je pourrais changer mon jeu, comment je pourrais apporter de nouvelles idées. Et j’ai trouvé que l’encadrement était un excellent moyen d’infuser les idées, les pensées, les motivations et les expériences des autres dans ce que je connais. L’encadrement a donc été vraiment vital pour ma propre pratique et pour ma propre entreprise.

Vous dirigerez l’atelier Définir la réussite le 4 décembre pour nous au Barreau de l’Ontario. Pouvez-vous nous parler de ce programme et nous dire pourquoi les avocats et les parajuristes gagneraient à y participer ?

D’accord. On s’est tellement amusés l’année dernière. C’était notre premier évènement. Et vraiment, les gens ont fait front commun en personne et en ligne, pour parler de ce qu’ils voulaient pour l’année à venir. Je pense que décembre est la période parfaite de l’année, c’est un moment naturel pour réfléchir à ce que nous voulons faire pour l’année à venir.

Le programme Définir la réussite réunit des gens de tous les cabinets d’avocats et de parajuristes pour discuter de ce qu’ils veulent réaliser. Nous nous réunissons, nous partageons nos idées. L’une des choses étonnantes de l’année dernière, c’est qu’en ligne, les gens ont commencé à se soutenir mutuellement dans leurs objectifs. Ils ont dit ce qu’ils voulaient faire, réfléchi à ce qu’ils pourraient insérer dans leur vie, dans leur pratique, puis ils ont discuté de ce qui pourrait les aider et de la façon de se soutenir mutuellement.

J’encourage donc vivement tous ceux qui écoutent, si vous pensez à 2020, une année visionnaire, à ce que vous voulez dans votre vie. Assistez à notre cours pour obtenir du concret sur ce que vous voulez réaliser en 2020.

C’est la deuxième année du programme. De quels types de changements les participants ont-ils discuté l’an dernier ?

C’était un véritable éventail de conversations et de sujets, mais il y avait toutes sortes de rubriques, comme des changements physiques dans leur propre corps. Les gens voulaient faire de l’exercice. Les gens se concentraient vraiment sur leur pratique, pensant à de nouvelles initiatives de marketing, comment ils allaient introduire les médias sociaux dans leur pratique. Il y avait des gens qui voulaient adopter de nouvelles formes de droit et étendre leur pratique à un domaine auquel ils n’avaient jamais pensé ou qu’ils n’avaient jamais pratiqué auparavant. Honnêtement, on a parlé de toute la gamme d’idées et d’objectifs dans lesquels les professionnels du droit peuvent vraiment s’engager.

Encore une fois, l’une des choses merveilleuses dans le fait de partager, c’est que d’autres personnes qui avaient réussi, ou même échoué à atteindre ces objectifs eux-mêmes, ont pu faire part de leur façon d’atteindre leurs objectifs, de surmonter leurs propres déceptions dans leur processus. Cet environnement commun était vraiment génial en termes de créer une communauté et de s’engager pour faire quelque chose de nouveau au cours de la nouvelle année.

L’un des objectifs du REP est d’établir des liens dans les professions. Comment l’atelier Définir la réussite s’inscrit-il dans ce contexte ?

Une chose qui se produit lorsque nous nous fixons un objectif, c’est de s’enliser dans le comment. Dans cet atelier, nous parlons de faire passer « qui » avant « comment ». Nous parlons de construire ce qu’Oprah appelle une armoire de cuisine, un groupe de personnes qui peuvent vous aider à bâtir notre confiance, à établir nos relations dans une communauté pour atteindre nos objectifs.

C’est donc l’une des choses que cet atelier fait ; il traite de la façon d’utiliser les ressources que le REP met à votre disposition, pour les formateurs et les conseillers. Comment pouvez-vous trouver votre propre mentors et instructeurs pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés dans votre pratique ?

L’atelier Définir la réussite a donc pour but de sortir de la complexité de « Oh, je me suis fixé cet objectif, comment vais-je l’atteindre » pour réfléchir à « À qui puis-je parler ? À qui puis-je me connecter ? Qui puis-je interroger sur cet objectif et comment y parvenir ? C’est pourquoi je pense que cet atelier peut vraiment répondre aux objectifs du REP s’il permet aux gens de réfléchir à l’élargissement de leur communauté, à l’élargissement de leurs liens de façon très concrète, afin d’atteindre les buts qu’ils se sont fixés.

Merci, Kate, de vous être jointe à nous aujourd’hui. Et si les gens veulent en savoir plus sur Kate Dewhirst, où vont-ils ?

Sur mon site Web, KateDewhirst.com. C’est D-E-W-H-I-R-S-T. Ou en ligne sur LinkedIn ou Twitter @KateDewhirst.

Il y a encore de la place pour se joindre à nous pour l’atelier Définir la réussite le 4 décembre. Si vous êtes intéressés, consultez le site Web du Barreau de l’Ontario sous la rubrique Programmes de FPC. L’atelier Définir la réussite a été agréé pour trois heures de professionnalisme.

Merci beaucoup. J’espère vous y voir!