Le Prix des droits de la personne remis au défenseur des droits de la personne Waleed Abu al-Khair

Posted: 01/18/2017

Human Rights Defender Waleed Abu al-KhairLe Barreau honorera l’avocat menacé Waleed Abu al-Khair lors de la Célébration du prix des droits de la personne le 22 février 2017. Il est l’un des deux récipiendaires exceptionnels du Prix des droits de la personne du Barreau de 2016.

« Me al-Khair a fait des contributions extraordinaires à la promotion de la démocratie et de la primauté du droit en Arabie Saoudite – à un cout personnel important », a déclaré le trésorier du Barreau Paul Schabas.

Le Prix des droits de la personne a été créé en 2013 et est remis tous les deux ans.

Vous êtes encouragés à réfléchir au sort de Waleed Abu al-Khair et de celui des avocats et avocates dans le monde entier, le 24 janvier, à l’occasion de la Journée de l’avocat menacé de 2017.

À propos de Waleed Abu al-Khair

Waleed Abu al-Khair est un des défenseurs des droits de la personne et de la démocratie les plus réputés en Arabie Saoudite.

Mariant la parole écrite et parlée à ses connaissances juridiques pour défendre courageusement des réformes visant à améliorer la vie de tous les Saoudiens en demandant au gouvernement d’Arabie Saoudite de respecter les libertés et les droits fondamentaux en vertu du droit international, et d’en assurer la protection.

Il a fait ce travail par le biais de l’écriture et de conférences, en représentant des causes et des clients impopulaires auprès du gouvernement d’Arabie Saoudite, en organisant des discussions (intitulées Sumoud) sur des questions d’intérêt public, en défendant des prisonniers de conscience, en produisant des centaines d’articles (en arabe et en anglais), et en identifiant les violations des droits de la personne, et le besoin de réformes.

Il a fondé le Monitor of Human Rights in Saudi Arabia (MHRSA), une organisation indépendante inscrite au Canada qui distribue de l’information sur les droits de la personne en Arabie Saoudite et sur le plan international.

Au risque de sa propre liberté, il a continué à se servir de sa formation et de ses compétences d’avocat pour réclamer haut et fort un parlement élu, une magistrature indépendante, une monarchie constitutionnelle et la reconnaissance des droits de la personne protégés sur le plan international. Il a recommandé le recours à la règle de droit et à des procédures juridiques en règle pour apporter des réformes, et n’a jamais prôné ou utilisé la violence.

L’Arabie Saoudite a d’abord répondu en lui offrant de l’argent pour fermer le MHRSA, s’excuser et arrêter de défendre les droits de la personne. Lorsqu’il a refusé, le gouvernement d’Arabie Saoudite a entamé des procédures qui ont entrainé son arrestation, sa condamnation (pour six accusations illégitimes), une peine de 15 ans de prison, une interdiction de voyager pendant 15 ans et une amende de 200 000 SAR.

Le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a recommandé en octobre 2015 sa libération immédiate après avoir qualifié son procès d’inique et sa détention d’arbitraire, et en contravention des lois et normes applicables. Waleed Abu al-Khair a 37 ans et est emprisonné arbitrairement depuis le 15 avril 2014.